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L'essor inédit des CRM pour les élections

Les CRM pour les élections sont en plein essor. Dans cet article, on vous explique l'histoire des logiciels CRM en période électorale. On détaille aussi leurs principales fonctionnalités.

Bertrand Connin
26/1/2021
6 min de lecture
L'essor inédit des CRM pour les élections

L'acronyme "CRM"  signifie "Customer Relationship Management", expression qui se traduit logiquement en Français par "Gestion de la relation client". Les logiciels CRM sont utilisés depuis les années 1990 en France par les équipes commerciales des entreprises pour manager la relation client.

La généralisation de ces logiciels, parmi lesquels Salesforce et Hubspot se sont affirmés comme les leaders du secteur, s'est accompagnée dès les années 2000 de la création de logiciels CRM sectorisés. Ainsi, on a vu émerger des CRM pour le transport de marchandises, des CRM pour l'industrie pharmaceutique. Et plus récemment sont apparus des CRM dédiées à la politique.

Dans un premier temps, nous allons nous focaliser sur les fonctions spécifiques des CRM pour les élections.

Fonctions des CRM pour les élections

L'ère numérique a conduit au développement du CRM politique qui est considéré comme un outil clé pour les campagnes politiques. Les CRM politiques sont utilisés pour la collecte et la diffusion de données, le recrutement de militants et l'analyse de données remontées du terrain. Dans cet article, nous allons vous présenter en détails les fonctions des logiciels CRM dans le secteur de la politique.

Classer les électeurs pour leur adresser le message adéquat

Les CRM en politique permettent aux partis politiques et mouvements de cibler des électeurs spécifiques en automatisant la personnalisation des messages envoyés. Concrètement, comment ça se passe ? Les CRM permettent d'apposer sur chaque électeur des paramètres, ou des "tags". Ces tags permettent d'enregistrer dans la base de données des informations, liées aux préférences des électeurs.

Ainsi, un électeur passionné d'écologie se verra marquer d'un tag "environnement". A l'inverse, un adepte des questions économiques sera affublé d'un tag "économie". Ces préférences sont enregistrées directement par l'électeur quand il remplit un formulaire. Ou elles sont ajoutées a posteriori par l'équipe de campagne qui gère la CRM.

Les électeurs peuvent également être catégorisés en fonction de leur niveau d'adhésion aux idées. Ainsi, dans la CRM se côtoient des sympathisants, des militants, des personnes rencontrées, le staff de campagne.

Mobiliser des militants sur le terrain

Les CRM dans une logique électorale permettent également de mobiliser les militants sur le terrain. Pour cela, l'équipe de campagne en charge de la mobilisation devra sélectionner les militants à contacter. C'est très simple si le CRM pour les élections utilisé a été bien paramétré en amont. Il suffit de deux paramètres :

  • La position géographique (pour une mobilisation locale)
  • Le tag "militant"

Ainsi, pour organiser un tractage à Marseille, l'équipe de campagne peut contacter en quelques clics toutes les personnes enregistrées dans la base de données comme "militants", à "Marseille". Selon l'échéance électorale, le critère géographique peut être modifié (commune, circonscription législative, canton, département...)

Réaliser une enquête d'opinion

Les CRM pour les élections permettent également de réaliser des enquêtes d'opinion. Véritable outil pour tâter le pouls de l'électorat sur certaines questions, l'équipe du candidat peut envoyer en 3 clics un mail aux "militants OU sympathisants" ET intéressés par la thématique "économie" pour savoir ce qu'ils pensent des propositions du parti sur la thématique monétaire par exemple.

Cela peut être utilisé dans une logique descendante : recueillir l'avis de la base. Comme dans une logique ascendante : enregistrer les propositions des sympathisants qui pourront ensuite être réutilisées par le candidat, en quête de nouvelles idées.

Par conséquent, vous l'avez compris, un CRM électorale n'est rien de plus qu'une énorme base de données bien classée, avec de nombreuses colonnes. C'est une façon de classer toutes les informations qui peuvent être utiles pour le scrutin, pour les réutiliser à bon escient au fur et à mesure de la campagne.

Le secteur des CRM électoraux

La première CRM pour les élections en tant que tel est apparue en 2008, aux Etats-Unis. Elle a été utilisée pour la campagne victorieuse de Barack Obama. Ce nouveau logiciel a été une vraie révolution dans le jeu politique. Grâce à cela, le candidat démocrate a pu mobiliser des sympathisants avec une approche quartier par quartier, dans les "swing states", ces Etats charnières qui font basculer chaque élection présidentielle. Le premier CRM politique a justement permis à Barack Obama de remporter l'élection présidentielle en 2008. Ce logiciel, entré depuis dans l'histoire, s'appelle NationBuilder

NationBuilder, le pionnier

NationBuilder est véritablement un pionnier de la communication politique. Il a permis de relier le site web de campagne à la gestion des contacts. C'est un CRM-CMS unique en son genre, relativement facile d'utilisation, qui permet une communication cross-canal. A sa sortie, c'est une petite révolution. Encore aujourd'hui, le logiciel existe. 15 ans plus tard, c'est rarissime dans la tech. Sa longévité est à la hauteur de la révolution apportée.

La première campagne politique française à avoir utilisée NationBuilder, c'est une primaire locale, en 2013. Depuis, le logiciel a connu son heure de gloire dans l'Hexagone, avant d'être progressivement supplanté par de nouvelles solutions plus innovantes, et aussi plus adaptées à notre système électoral.

50+1 : la révolution de la géographie

50+1... Avez-vous entendu parler de ce nom ? Il fait référence au nombre de voix nécessaire pour remporter une élection présidentielle ou législative en France, scrutin uninominal à deux tours. Cet outil permet aux candidats de se procurer une carte de leur circonscription avec les résultats électoraux à l'échelle du bureau de vote. Ces données sont mêlées à d'autres et font l'objet d'une synthèse globale, pour guider chaque candidat dans ses démarches. L'aspect CRM était quelque peu éludé sur cet outil, mais ce logiciel politique n'en restait pas moins intéressant.

Cette solution, qui a vu le jour en 2015, s'est progressivement améliorée, notamment pendant la campagne présidentielle de 2017. Mais, après multiples changements de nom, ce logiciel, produit de la société LMP a perdu des parts de marché.

Qomon : un CRM, une app et un logiciel cartographique

Le nouveau logiciel à la pointe de l'innovation se nomme Qomon. Il mêle CRM pour les élections, logiciel cartographique combinant de multiples données publiques à l'échelle du bureau de vote (résultats électoraux, données socio-économiques), et application de mobilisation. C'est ce dernier paramètre qui le rend particulièrement intéressant. L'application permet aux militants de terrain d'enrichir la CRM depuis la base.

Alors que la CRM permet justement aux dirigeants de la campagne de transmettre des informations personnalisées à la base, l'application permet de faire remonter les données. C'est une vraie révolution dans l'univers des CRM politiques.

Avec Qomon, l'organisation d'événements de campagne est elle aussi facilitée. C'est une sorte de réseau social militant, qui, grâce à son interface ergonomique, permet d'enclencher des dynamiques de campagne.

A l'heure de la pandémie de Covid-19, les CRM électorales prennent de plus en plus de place dans les campagnes électorales. Qomon peut être votre solution pour les prochaines élections !

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